La solution du jeu culturel - bulletin du 27 mars

Camille Claudel. La sculpture présentée s'intitule "Les bavardes, ou les causeuses".
Retrouvez le film de Bruno Nuytten (1988) avec Isabelle Adjani et Gérard Depardieu dimanche 2 avril à 20 h 55 sur ARTE.
Sur la page "Expositions" de ce blog, atteignable à partir de l'onglet "temps libre", vous pourrez voir un documentaire sur l'artiste et lire des informations sur le nouveau musée Camille Claudel à Nogent sur Seine.

Grève générale en Guyane

La grève qui commence ce lundi 27 mars ressemble fort au mouvement que la Guadeloupe a connu voilà quelques années, joignant les revendications économiques et sociales au rejet du mépris colonial.

Tout a commencé autour du poumon économique du territoire, symbole par excellence du caractère colonial du rapport entretenu par Paris et la Guyane : Kourou. Aux revendications des travailleurs d’Endel, employés à la maintenance, se sont ajoutées celles des salariés d’EDF syndiqués à l’UTG, syndicat classé à gauche et défendant, à l’origine, des positions indépendantistes, ainsi que la demande de non-privatisation du Centre de Santé local. Alors que les salariés détachés de métropole en poste sur la base de Kourou, protégée H24 par la Légion, ont accès à tous les services possibles, la population, elle, doit se contenter d’infrastructures précaires et vétustes.

Le mouvement, qui a débouché sur un blocage progressif des principales artères du territoire, à commencer par la totalité du bandeau côtier, plonge ses racines dans le passé. En 2008, déjà, avant le mouvement en Gwadeloup contre la « profytasion », la Guyane avait été le théâtre d’un mouvement contre la vie-chère. Rien ou peu avait été fait à la suite de ce mouvement et les tensions ont perduré depuis lors, visibles notamment lors du voyage (écourté) de Ségolène Royal à la mi-mars.

Samedi, ce sont donc 37 organisations qui ont appelé à une grève générale à compter de ce lundi, mouvement qui s’annonce d’ores-et-déjà massif alors que la relève entre les équipes de nuit et du matin sont en train de s’opérer sur les principaux points de blocages et piquet bloquant la circulation routière, aérienne et maritime du territoire.

Mis sous pression par la population et essayant, en même temps, de chevaucher la colère populaire, une fraction des représentants locaux des classes dominantes et du patronat participent à ce mouvement. Ce faisant, ils essayent bien entendu de le rabattre sur des positions en leur faveur, avec davantage d’aides de l’Etat, et jouant sur la division des classes populaires et du monde du travail entre « Guyanais de souche » d’un côté et « étrangers » de l’autre, immigrés surinamais, haïtiens et brésiliens notamment. Ces derniers sont pointés du doigt et désignés comme responsable du niveau élevé de violence sociale et urbaine que connaît le territoire, avec un niveau d’insécurité plus proche de celui du Brésil que celui de la France métropolitaine.

L’arc de revendication porté par le mouvement est fondamentalement social. C’est le caractère profondément inégal, plus qu’ailleurs, sur ce qui est censé être le territoire français, de la répartition des richesses qui est mis en lumière. C’est le taux de chômage, qui touche un quart de la population, l’absence de formation et de perspective chez les jeunes, qui sont mis en avant. Emploi, défense des services publics, salaire, revenus des petits paysans, voilà ce qui est au centre d’un mouvement qui ne fait que commencer car la Guyane est d’un territoire de seconde zone, maintenu sous les standards et les moyennes en vigueur sur le territoire métropolitain.

 

Les revendications du syndicat des vignerons de l'Aude

Ce texte n'engage pas la CGT, nous avons même pas mal de divergences, mais nous paraît logique d'informer les agents.

Le regain de forme du secteur viticole n’aura finalement été qu’un bref écran de fumée. Après une légère augmentation, les prix connaissent à nouveau un recul important, fortement influencés par des importations de vin espagnol toujours plus importantes.

Malgré sa situation, la viticulture semble bien loin des préoccupations de la classe politique française. À un mois de l’élection présidentielle, aucun candidat n’a encore présenté de plan ou de mesures concernant la viticulture. C’est là l’objectif de cette manifestation viticole, la première depuis 2008: profiter du contexte pour peser dans le débat public, et donner de l’ampleur aux quatre principales revendications.

  • 1. Un prix du vin à nouveau en baisse

Depuis quelques mois, les prix ont enregistré une baisse moyenne de 6 € l’hectolitre par rapport à l’année dernière, en plus d’un retard dans les volumes contractualisés qui accentuent les problèmes de trésorerie. «Cette revendication est la même depuis une dizaine d’années, explique le président du syndicat des vignerons de l’Aude Frédéric Rouanet. Il n’y a toujours pas de système d’acompte de 15 %, à la signature d’un contrat, qui sécuriserait les transactions». Un retour de l’aide à l’enrichissement par moût concentré, qui participe à la régulation du marché en éliminant plus de 3 millions d’hectolitres par an, est aussi demandé. «Les viticulteurs du nord ou de Bordeaux peuvent enrichir avec du sucre - bien moins onéreux -mais ceux de l’arc méditerranéen n’en ont pas le droit» précise Frédéric Rouanet.

  • 2. Le défi de la mondialisation

Les vignerons veulent en finir avec la concurrence déloyale qui règne en Europe. Espagnols et Italiens sont par exemple exonérés de taxe foncière sur les terres agricoles, tout en bénéficiant de charges moins importantes sur leurs salariés. Sur le plan environnemental, l’inégalité est également avérée, notamment sur l’irrigation et la gestion des nappes phréatiques ou sur les produits phytosanitaires. Sur la traçabilité, le syndicat demande la mise en place d’un rayon spécifique aux vins étrangers, la création d’une étiquette origine France ainsi que des contrôles réguliers à la frontière pour vérifier la conformité des emballages quant à la réglementation sur les marques et l’origine des vins.

  • 3. Assouplissement de la loi EVIN

Malgré un assouplissement, arrivé fin 2015 et sans lequel les reportages sur la filière pouvaient être assimilés à de la publicité, le syndicat souhaite une distinction claire entre les alcools forts et le vin. «En Argentine, le vin a le statut particulier de Vin de la nation, souligne le président. Cela le différencie des autres alcools, tout en changeant les choses au niveau des politiques publiques. Dans notre pays, la loi dénigre le fruit de notre labeur». L’organisation syndicale propose une nouvelle voie, «celle de l’éducation, de l’accompagnement dans la découverte de nos produits. Pour cela, l’État doit nous faire confiance».

  • 4. Les charges d’exploitation

Il s’agit là pour les vignerons de remettre à plat le système de charges sociales, afin de retrouver de la compétitivité. Le syndicat, en partenariat avec d’autres acteurs du secteur, a proposé de réformer le système du réel pour le rendre attractif aux activités nouvelles liées au tourisme, ainsi que d’améliorer la résistance des exploitations aux aléas climatique.

Il demande également l’intégration de la coopération dans le dispositif du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), ainsi que la réintégration de nombreuses communes dans les zones défavorisées (qui permet de bénéficier de soutien financier, notamment pour l’installation des jeunes agriculteurs).

L’ensemble de ces revendications sera porté par les vignerons audois, mais également par de nombreux représentants du monde viticole venus de l’Occitanie et d’au-delà.

Claude Marti chante la révolte de 1907

Envoyés pour réprimer la révolte vigneronne, les soldats du 17°de ligne, pour la plupart nés dans la région, mirent la crosse en l'air. C'est ce que narre le chanteur occitan Claude Marti.

Leçon d'histoire.

Témoignage et commentaires d'images de l'époque

Quand la lutte infuse

Présentation d'un film sur la lutte des FRALIB et la création de la SCOP. Voir article dans la page "lutte des classes", volet "nos combats" sur la bande rouge.

Du rififi au conseil spécialisé viticole

Retard des aides à la viticulture : les professionnels quittent la séance de FranceAgriMer (Agrafil du 16 mars)

Réunis au conseil spécialisé viticole de FranceAgriMer comme chaque mois, les représentants professionnels de la filière vitivinicole ont quitté la séance du 15 mars pour protester contre les « retards conséquents » pris dans la mise en œuvre du programme national d'aides à la viticulture.

Ces retards leur font craindre qu'une part importante des crédits européens ne soit pas utilisée et soit renvoyée à Bruxelles. « La séance a été écourtée parce que malgré nos alertes mois après mois, les retards s'accumulent, et qu'en plus la validation du programme national d'aide est ralentie par la révision des textes communautaires en 2016 », a exposé Bernard Farges, président de la Cnaoc lors d'un point presse improvisé surle parvis de FranceAgriMer. La révision des textes, « et les interminables allers-retours entre Paris et Bruxelles quant à leur interprétation, n'ont toujours pas permis la validation du programme national d'aide », dénoncent dans un communiqué les représentants des organisations de viticulteurs, regroupés sous le sigle de l'Association générale des producteurs de vins. « En Italie et en Espagne, l'administration interprète les textes et les applique, au lieu de demander àchaque fois à Bruxelles comment faire », a expliqué un professionnel, excédé.

Retrouvez le film "Les raisins de la colère" sur notre page Ciné Club !

Avant et après le 8 mars

Les femmes sont payées en moyenne 25% de moins que les hommes. Autrement dit, tous les jours à partir de 15h40, elles travaillent gratuitement. Alors sans hésiter, le 8 mars 2017, journée internationale du droit des femmes, la CGT appelle à la grève générale.

Les femmes savent lutter et gagner leur émancipation. La CGT les accompagne dans leurs combats. Ce film relate les luttes victorieuses des Atsem, des coiffeuses du 57 Bd de Strasbourg à Paris, ou encore des salariés de la Polyclinique de l’Ormeau...

La VO impôts est parue

Cette année, le numéro 1 des guides fiscaux sera plus indispensable que jamais pour décrypter les différentes réformes gouvernementales, et notamment cette usine à gaz que va être le prélèvement à la source.

La VO Impôts 2017 est là

La sortie de la VO Impôts est chaque année un événement. En 2017, sa lecture est plus indispensable que jamais tant les réformes fiscales vont venir bouleverser la conception républicaine que les citoyens vivant en France ont de l’impôt sur le revenu.

Fruit d’une collaboration étroite entre les journalistes juristes de la NVO et une équipe de directeurs, inspecteurs, contrôleurs des impôts, comptables du Trésor, tous adhérents de la fédération CGT des finances, la VO Impôts permet de rendre le décryptage de la législation fluide et accessible à tous les contribuables avec toujours, en toile de fond, le souci de revendiquer une plus grande justice fiscale.

La VO Impôts défend le principe de l’impôt progressif sur le revenu, socle citoyen du pacte fiscal et le plus juste de nos impôts. Ce guide permet de comprendre comment la « grande réforme fiscale » du quinquennat Hollande, censée apporter plus de justice sociale, n’est en fait qu’une modification du recouvrement de l’impôt. Une réforme mal ficelée qui, de plus, va complexifier la notion même d’impôt sur le revenu et mener la vie dure aux fonctionnaires du Trésor. Malgré les effets d’annonces et son joli nom, le prélèvement à la source est bien loin du choc de simplification promis aux citoyens.

Dans la VO Impôts 2017, retrouvez donc « l’inquiétante histoire du prélèvement à la source », expliquée dans notre revue sous la forme originale et drôle d’un roman-photo en noir et blanc. Mais rassurez-vous, la VO n’est pas devenue Nous Deux pour autant. C’est toujours avec la rigueur juridique couplée à la pédagogie journalistique que notre guide vous apprend tout ce qu’il faut savoir pour ne pas déclarer un euro de trop.

 

PPCR : retrouvez tous nos articles

Tous nos articles relatifs au catastrophique accord dit PPCR ont été transférés sur notre page "salaires".

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