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Editorial

Mais qui c'est cet Hubert ?
 
Pardon, ça n'est pas un prénom mais une entreprise, ce n'est pas Hubert mais UBER. Sauf que c'est comme Frigidaire, pendant des années le nom de la marque était devenu synonyme de réfrigérateur. Alors de quoi UBER est-il le nom ? Pour les uns il s'agit d'une nouvelle organisation du travail, porteuse d'avenir et d'emplois. Pour nous c'est pire que le salariat qui offre encore des protections sociales : derrière la fiction de l'auto-entrepreneur dont l'entreprise rémunère les services c'est l'exonération de toute responsabilité pour l'employeur, l'extension de la précarité puisque la liberté du travailleur s'arrête là où commence la puissance du donneur d'ordre. Bizarrement quand on interroge celles et ceux qui ont choisi de s'installer comme auto-entrepreneur la première motivation n'est pas le revenu ni le goût du risque, c'est de ne plus avoir de patron. Dans la réalité on est loin du compte et beaucoup déchantent rapidement ; en fait ça n'est pas si nouveau, nous avons connu dans nos activités professionnelles des entreprises qui se séparaient d'une branche, par exemple le transport, en aidant les chauffeurs licenciés à s'établir à leur compte et en leur promettant de leur donner du travail. Généralement ça n'a pas duré longtemps et la mini-entreprise n'a pas survécu. La nouveauté c'est que le statut d'auto-entrepreneur facilite l'installation "à son compte" et ouvre la voie à Hubert (pardon, aux émules d'UBER).
 
Certains s'en réjouissent et d'autres s'en alarment, mais on nous présente souvent l'extension du système UBER comme fatale et irréversible, une modification radicale des rapports sociaux à laquelle la société devrait s'adapter en posant au mieux quelques gardes fous. Selon nous si les syndicats doivent prendre en compte cette réalité nouvelle c'est en mettant à nu le rapport salarial camouflé, en s'ouvrant à l'adhésion de cette catégorie d'auto-entrepreneurs et en mettant en avant la responsabilité sociale de l'entreprise notamment en matière de protection sociale et d'indemnisation du chômage. En effet si le donneur d'ordre décide de se passer de ses services l'auto-entrepreneur n'a pas les mêmes droits qu'un salarié licencié !
 
Et la Fonction publique ? Hubert ne risque-t-il pas de faire irruption ? Pour l'instant ce serait difficile, même si certains prétendants au trône veulent la peau de nos statuts, mais le ver n'est-il pas déjà dans le fruit au travers de l'externalisation de certaines tâches et missions de nos établissements ? Qui nous garantit que certains prestataires de service, actuels ou à venir, ne sont pas entre les mains d'un quelconque Hubert ? Cela mérite pour le moins notre vigilance syndicale quand à l'application du droit social par les entreprises privées intervenant dans nos murs. Par exemple leurs salariés ne sont pas représentés au CHSCT de l'Arborial - ce qui est une anomalie pour un CHSCT de site - mais encourent les mêmes risques que le personnel des établissements public. Un incendie ne ferait pas le tri ! Comment leur patron prend-il en compte les risques professionnels ? De quelle action sociale bénéficient-ils ?
 
Mais qu'en est-il de l'emploi statutaire au sein de nos établissements ? Malgré les paroles rassurantes la situation des CDD reste préoccupante en cette période de diminution continue des effectifs et les possibilités de titularisation sont bien insuffisantes. Moins bien payés et jetables, ça n'offre pas beaucoup de perspectives d'avenir. Le recours à l'intérim est une forme particulière d'externalisation, située celle-là au coeur de nos services. On nous l'a présenté comme ponctuel et limité, qu'en est-il aujourd'hui ? Du point de vue de l'employeur public l'intérim permet de remplacer un emploi public soumis au plafond d'emploi en facture, en ligne de crédit ; on affiche moins d'ETP et le travail est fait tout de même. Parfois même - nous avons trouvé cette situation à FAM - des salariés sont rémunérés sous des appellations diverses autant qu'évolutives et manifestement illégales : il y a des contractuels camouflés !
 
Des temps difficiles s'annoncent et le printemps 2017 pourrait être chaud. Nous devons tous le comprendre et nous y préparer, nous devrons faire preuve de détermination, d'unité et de solidarité, avec une attention particulière pour celles et ceux qui sont le moins protégés.
 
 

La vidéo de la semaine

Entretien avec Gilles PERRET, le réalisateur du film "la Sociale" - voir notre page sur la sécurité sociale - à propos de la prétendue disparition de la classe ouvrière et de la pseudo ringardise des conquêtes sociales.

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